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pendant près de cinq siècles.
Ainsi, à partir du XIII°, l'Archevêque de Tours, Jean de Faye, confie la justice
de ce domaine à un magistrat ecclésiastique portant le titre de
"Maire".A cette charge,
est dévolu l'usage du château de la Villaumaire. Le château, tel qu'on le
connaît aujourd'hui, sera édifié avant 1448 par Martin Péquineau, Maître de
l'Artillerie Royale de Charles VII dont la Cour est basée à Chinon. Il demeurera
dans sa famille jusqu'en 1648.
Au XVI° siècle,
Rabelais mentionnera à plusieurs reprises le château de la Villaumaire dans ses
oeuvres. Ainsi, il contera comment Grandgousier, père de Gargantua, s'allia
notamment au seigneur de la Villaumaire pour vaincre Picrochole à la Roche
Clermault. Il situera aussi au château de la Villaumaire la demeure de
Raminagrobis, poète et devin, père de la belle Bazoche, à qui Panurge demanda de
déchiffrer le mystérieux message de la sibylle de Panzoult.
En
1648, le château de la Villaumaire revient à Maurice d’Aubéri,
fils d’un ministre d’Henri IV et Louis XIII et demeura dans sa famille
jusqu’en 1811. Il passera, ensuite, aux familles Gault de la Galmandière (1811 à
1821), Levesque des Varannes (1821 à 1881) qui le rénovera (transformation de
la façade "sud" en façade principale, rajout des deux tours du pavillon d’entrée, rajout
de la tour de l’horloge sur la façade "nord"...), Bois de Mouzilly (1881
à 1903), Liébault (1903 à 1923), pour être acquis par la princesse de la
Trémoille, veuve du vicomte de la Rochefoucauld. A sa mort, en 1944, ses
héritiers - le prince de Tonnay-Charente, duc de Mortemart - la duchesse de
Vivonne et ses enfants, le conserveront quelque temps. Il a été acquis,
fin 1996, par le comte Vitali, prince de
Sant’Eusebio.
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